09 novembre 2011

9 NOVEMBRE 1938

Afin que nul n'oublie ..................

La "Nuit de Cristal" (Kristallnacht) est le nom donné au violent pogrom qui eut lieu les 9 et 10 novembre 1938, dans toute l'Allemagne et les territoires récemment annexés (Autriche et Sudètes), à l'initiative des dirigeants du parti nazi et des S.A. (sections d'assaut). L'origine du nom de cet événement est liée au nombre incalculable de vitres brisées des synagogues, magasins, centres communautaires et maisons appartenant à des Juifs qui furent mis à sac et détruits à cette occasion. Ce terme est devenu un euphémisme pour désigner cette brutale opération et n'exprime pas de façon appropriée les souffrances qu'elle causa.

Les autorités allemandes présentèrent la Nuit de Cristal comme une explosion spontanée de la colère populaire en réponse à l'assassinat d'Ernst von Rath, troisième secrétaire de l'ambassade d'Allemagne à Paris, le 7 novembre 1938, par Herschel Grynszpan, un Juif polonais âgé de 17 ans. Quelques jours auparavant, Grynszpan avait reçu une carte postale de sa soeur qui l'informait qu'elle et ses parents, avec des milliers d'autres Juifs de nationalité polonaise vivant en Allemagne (les parents de Grynszpan vivaient en Allemagne depuis 1911), avait été expulsés d'Allemagne sans préavis. Dans un premier temps, l'accès à leur pays d'origine leur avait été refusé mais par la suite, conduits physiquement de l'autre côté de la frontière, les parents de Grynszpan et les autres Juifs expulsés avaient été relégués dans un camp de réfugiés près de la ville de Zbaszyn, à proximité de la frontière germano-polonaise.

Von Rath mourut le 9 novembre 1938, deux jours après l'attentat. Les Nazis attribuèrent l'assassinat à la "communauté juive mondiale" et, par mesure de représailles, organisèrent un pogrom massif sur l'ensemble du territoire du Reich. Dans toute l'Allemagne, y compris l'Autriche récemment annexée, des centaines de synagogues furent saccagées, pillées et détruites. Nombre d'entre elles furent incendiées, et les pompiers avaient reçu l'instruction de les laisser brûler et d'empêcher seulement que les flammes ne s'étendent aux bâtiments voisins. Les vitrines de 7 500 établissements commerciaux appartenant à des Juifs furent brisées, et leurs marchandises pillées. Des cimetières juifs furent profanés. Des groupes de S.A. parcoururent les rues, s'attaquant aux Juifs qu'ils rencontraient : une centaine de Juifs furent tués. Poussés au désespoir par la destruction de leurs maisons, de nombreux Juifs, parfois des familles entières, se suicidèrent.

Ce pogrom fut particulièrement violent à Berlin et à Vienne, où vivaient les deux communautés juives les plus importantes du Reich. La plupart des synagogues de Berlin furent détruites par les flammes et de nombreux magasins et habitations appartenant à des Juifs furent pillés et saccagés. Des dizaines de Juifs furent tués. A Vienne, la plupart des synagogues et des maisons de prière de la ville furent détruites ou brûlées sous les yeux des pompiers et de la population.

Si, pour l'essentiel, ils ne participèrent pas au pogrom, les SS et la Gestapo (police secrète d'Etat) le prirent comme prétexte pour procéder à l'arrestation d'environ 30 000 hommes juifs. Ils furent envoyés dans les camps de concentration de Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen. Soumis à des traitements brutaux, ils furent ensuite relâchés dans les trois mois qui suivirent, mais durent s'engager à quitter l'Allemagne. Au total, on estime de 2 000 à 2 500 (en incluant les morts dans les camps de concentration) le nombre de morts liés directement ou indirectement à la Nuit de Cristal.

Les Nazis attribuèrent aux Juifs eux-mêmes la responsabilité de la nuit de Cristal et infligèrent une amende d'un milliard de marks (soit 400 millions de dollars au taux de change de 1938) à la communauté juive allemande. Le Reich confisqua toutes les indemnisations des assurances qui auraient dû être versées aux Juifs dont les établissements commerciaux ou les habitations avaient été pillés ou détruits, et les propriétaires juifs durent prendre à leur charge les frais des réparations.

La nuit de Cristal annonçait une nouvelle vague de lois antisémites. Dans les semaines qui suivirent, le gouvernement allemand promulgua toute une série de lois et de décrets visant à exproprier les Juifs de leurs biens, à les priver de leurs moyens de subsistance et à les exclure de toute vie sociale. Des lois imposèrent l' "aryanisation" (le transfert à des propriétaires non juifs) des entreprises et des propriétés immobilières appartenant à des Juifs, à une fraction de leur valeur réelle. Les écoles juives furent fermées et les enfants juifs qui fréquentaient encore des écoles allemandes furent expulsés. Les Juifs se virent interdire l'exercice de la plupart des professions libérales, durent vendre leurs objets de valeur à des services d'achat de l'Etat et furent assujettis à des impôts spéciaux. Les Juifs n'avaient pas le droit de posséder de voiture, leurs permis de conduire leur furent retirés et leur accès aux transports en commun était rigoureusement réglementé. L'accès des théâtres, des salles de concert et de cinéma et des lieux de divertissement en général était interdit aux Juifs. Ils furent ensuite concentrés dans des "maisons juives" : ils n'avaient plus le droit d'habiter dans les mêmes   immeubles que les  "aryens".

Les Nazis prirent comme prétexte l'acte isolé d'un jeune Juif pourdépouiller l'ensemble de la population juive et pour l'exclure de toute vie sociale et les forcer à émigrer.

Source : http://www.ushmm.org

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05 février 2010

RECUEILLEMENT

J'ai profité de mon séjour parisien pour faire une visite que je remettais à chaque fois

Visite de tristesse et de recueillement mais nécessaire pour ne pas oublier

LE MEMORIAL de la SHOAH

Le Mémorial de la Shoah a ouvert ses portes le 27 janvier 2005, en plein coeur du Marais, sur le site du Mémorial du martyr juif inconnu.
au tournant du 'siècle des génocides', le musée n'entend pas pour autant tourner une page de l'histoire. Cette nouvelle institution est un pont jeté entre les victimes directes de la Shoah et ceux qui n'ont pas vécu, ni directement ni par la médiation de leurs parents, cette période historique.
Inscrit dans la continuité du CDJC (Centre de documentation juive contemporaine, créé dans la clandestinité à Grenoble par Isaac Schneersohn le 28 avril 1943) et du Mémorial du martyr juif inconnu (inauguré le 30 octobre 1956), le Mémorial de la Shoah est en réalité la fusion de ces deux institutions, décidée dès 1997. Il n'en constitue pas moins une nouvelle étape de la transmission de la mémoire et de la découverte de la Shoah, qui étaient jusqu'alors essentiellement portés par les témoins directs de l'extermination des Juifs d'Europe.
Premier centre d'étude et d'archives d'Europe sur la Shoah, le Mémorial est aussi un 'musée de la vigilance' conçu pour apprendre, comprendre et ressentir, parce qu'il est nécessaire de construire encore et toujours 'un rempart contre l'oubli, contre un retour de la haine et le mépris de l'homme', selon les mots d'Eric de Rothschild, président du Mémorial.

Mise à part l'exposition permanente, nous avons pu voir une partie dédiée à Benjamin FONDANE, poète, essayiste, cinéaste et philosophe, déporté et décédé à AUSCHWITZ, en 1944

Et une seconde consacrée à Hélène BERR déportée à 22 ans à AUCHWITZ et décédée à BERGEN BELSEN à 23 ans. L'exposition, débordant le cadre strict du journal et de la personnalité d'Hélène BERR, s'élargit au contexte de l'Occupation et de la persécution des Juifs en France.

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18 juin 2009

Ce jour là, à LONDRES, en 1940, le Général de GAULLE lance un appel aux français, appel à la résistance

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Triste période, qui allait durer jusqu'en 1945, avec toutes les souffrances que chacun sait

Ce soir, deux épisodes sur FR3 de "UN VILLAGE FRANCAIS", le quotidien des Français à cette époque trouble.

Dommage que cela dure sur plusieurs années, ce soir, il faudra attendre septembre pour de nouveau avoir six épisodes et ceci je crois sur cinq ans. Peu banal !!!!!!!

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06 juin 2009

AUJOURD'HUI D-DAY

65ème anniversaire du débarquement allié en Normandie

Il faut aller sur les plages de débarquement, se recueillir dans ces immenses cimetières devant les tombes de tous ces jeunes qui sont morts pour un seul et unique mot

LIBERTE

et surtout ne jamais rien oublier

(Pour la petite histoire, merci de vos souhaits d'anniversaire, mais cette brave cigogne s'est fait canarder (lol) pendant huit jours avant de larquer le paquet, elle a attendu le 14)

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25 mai 2008

A TOUTES LES MAMANS

tucan_g

BONNE FETE

Mais pourquoi ?............................

L'origine de la Fête des Mères à travers le temps et l'espace

Dans la Grèce antique, au printemps les anciens Grecs fêtaient Rhéa, la mère de tous les dieux

A Rome, au Vème siècle avant Jésus-Christ, on célébrait au mois de juin les "Matralia", la fête des femmes et des mères. La religion fit peu à peu disparaître ces coutumes païennes

En Angleterre, entre le XVème et le XVIIème siècle, au début du carême, on commenca à célébrer une fête appelée "Mothering Sunday". La date fut ensuite fixée au quatrième dimanche du printemps. C'était l'occasion pour toutes les mères qui travaillaient comme domestiques dans les familles fortunées de retourner passer la journée à la maison avec leur famille, puisque qu'elles avaient congé à cette occasion.

Aux États-Unis, c'est en 1872 que Julia Ward Howe lança l'idée de la fête des mères. A cette occasion, elle organisait une célébration spéciale à Boston à tous les ans.
L'idée fut reprise en 1907 par une autre américaine de Philadelphie, Ana Jarvis. La première célébration eut lieu le deuxième dimanche de mai, à Grafton, Virginie de l'Ouest. Cette date était l'anniversaire du décès de la mère d'Ana.
L'année suivante, la fête fut aussi célébrée à Philadelphie. Ana Jarvis entreprit une importante campagne pour instituer la Fête des Mères sur le plan national et en 1911, cette fête était célébrée dans à peu près tous les états américains.
En 1914, le président Woodrow Wilson fit de la Fête des Mères une fête officielle devant se tenir le 2ème dimanche de mai.

En Belgique, la Fête des Mères se tient généralement le second dimanche du mois de mai. Elle a été instaurée à la suite des Etats-Unis et s'est calquée sur cette coutume américaine comme d'autres pays : notamment le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie, l'Australie.
Mais la date de la fête des mères n'est pas toujours la même selon les régions de la Belgique. Par exemple, en région Anversoise, la fête des mères est célébrée le 15 août, jour de Marie.

En France, en 1806, Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps.
En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance l'idée d'une fête des enfants.
En juin 1906, dans l'Isère, se déroule la première célébration des mères, sur l'initiative de l'Union Fraternelle des Pères de Famille
Le 31 décembre 1917, à Paris, on organise une fête des familles nombreuses.
Le 16 juin 1918, à Lyon, est célébrée la première "Journée des mères". À la suite de cet événement, l'idée d'une Journée des Mères de Famille est lancée. Selon certains, les français se seraient inspirés des Américains qui, pendant la première guerre mondiale, envoyaient massivement du courrier à l'occasion de la fête des mères (qui était déjà établie aux Etats-Unis). À ce moment là la date envisagée pour cette fête est le 15 août.
Le 9 mai 1920, le ministre de l'Intérieur proclame la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. L'apothéose de la fête se déroule à Paris le 19 décembre, bien loin du 15 août initialement prévu!
Le Gouvernement prend alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926.
Aujourd'hui, la fête des mères se célèbre le dernier dimanche du mois de mai, sauf lorsque celui-ci est aussi le jour de la Pentecôte. La fête des mères est alors reportée au premier dimanche de juin. C'est une fête officielle.

Au Viet-Nâm, comme les européens, les viêtnamiens ont aussi la fête des Mères. C'est la fête du Vu Lan au 15è jour du 7ème mois lunaire

documentation de mômes .net

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13 mai 2008

IL Y A 60 ANS

photo1

LE 14 MAI 1948

Dans le hall bondé du musée d'Art de TelAviv, les cadets de l'École des officiers de la Haganah - l'armée juive clandestine, dont sortira Tsahal, l'armée israélienne -ont de plus en plus de peine à contenir la foule. Ce vendredi 14 mai 1948 n'est pas un jour comme les autres. Pour les Juifs, c'est le 5 iYar de l'an 5708 du calendrier hébraïque. C'est aussi le Jour où doit cesser le mandat britannique sur la Palestine. A minuit, Arabes et Juifs se retrouveront face à face, sans soldats de Sa Gracieuse Majesté pour les séparer.

Les murs de la petite salle sont couverts de tableaux : les Hébreux lettrés reconnaissent le Juif tenant les tables de la Loi de Marc Chagall, ou Le Pogromde Minkovski. Mais toute l'assemblée sait qui est l'homme barbu au centre du plus grand mur, dont le portrait est entouré de deux drapeaux blancs à bandes bleues et étoile de David : c'est Theodor Herzl, le père du sionisme.

Aux origines du sionisme

En 1896, ce fils de riches marchands hongrois publiait Der Judenstaat (L'État juif), qui recommandait aux Juifs des nations europèennes de se regrouper pour fonder un État qui leur serait propre. En 1901, il créait un Fonds national juif pour l' achat de terres en Palestine. Le mouvement qui allait aboutir à la création d'Israël était lancé. Comme l'a dit David Ben Gourion, « Theodor Herzl est le premier, et c'est là sa grandeur historique, qui sut insuffler à la foi et à la nostalgie lu peuple juif, impatient de sa résurrection nationale, une âme nouvelle : la volonté d'agir ».

Un peu avant quatre heures de cet après-midi écrasé de soleil et rendu étouffant par le chamsin, ce vent brûlant venu du désert, Ben Gourion s'élance sur les marches du musée et vient prendre place sous le portrait de Theodor Herzl. Autour de lui, les quatorze membres du Conseil national juif et toutes les élites du futur État hébreu. A quatre heures précises, après avoir entonné l'hymne national, il se lève et, d'une voix sourde, commence à lire la déclaration d'indépendance : « Le pays d'Israël est le lieu où naquit le peuple juif... »

Il va ainsi parler près d'un quart d'heure, s'interrompant parfois pour donner du poids à ses paroles. Les yeux fixés sur la feuille de papier dactylographiée qui est agrafée au parchemin officiel (l'artiste chargé de la décoration du document na pas eu le temps de finir son travail.), David Ben Gourion ne partage pas la joie de ceux qui l'entourent. Il notera dans son journal intime : « J'avais, moi, le coeur serré parmi les heureux. Il n'y avait aucune joie dans mon coeur. Je ne pensais qu'à une chose, à la guerre qu'il nous faudrait livrer... »

Quand il en arrive à ce passage : « Nous proclamons la fondation de l'État juif en Terre sainte, qui portera le nom de Médinath-Israël », l'histoire bascule. Un peuple brise ses chaînes après dix-neuf siècles de persécutions et de massacres. La longue route des Juifs chassés par Rome s'achève. La foule a du mal à écouter la fin de sa déclaration et à suivre la cérémonie des signatures apposées par les plus hautes autorités du nouveau pays sur le document d'indépendance. Puis, tout le monde s'embrasse, laissant échapper des larmes de joie. Dans les rues avoisinantes, grâce à des dizaines de haut-parleurs, on a pu suivre les événements : la liesse populaire éclate.

Ceux qui sont maintenant des Israéliens ne voient pas les affiches qui appellent au recrutement dans la Haganah. Ils restent indifférents aux tracts qui proposent de souscrire à l'emprunt de l'Indépendance. Ils oublient de regarder la proclamation de l'état-major de la Haganah qui souligne la gravité de la situation militaire et annonce l'imminence de l'invasion arabe

BEN GOURION, le lion d'ISRAEL

Car tout ne va pas pour le mieux. David Ben Gourion, le chef civil et militaire du nouvel État, a quitté la cérémonie sans s'attarder, pour aller à son domicile enfiler sa tenue de combattant et avoir des nouvelles des différents fronts. Sa première question aux membres du quartier général : « Que se passe-t-il à Jérusalem ?. »

Là-bas, dans la cité de David et de Salomon, dont les rues sont balayées par les balles, l'heure n'est pas aux festivités. S'il faut danser, c'est pour éviter les rafales des francs-tireurs arabes. Dans les avant-postes de la ville, comme dans les kibboutz isolés de la campagne palestinienne, il faut tenir. Sur les frontières du nouvel État, cinq armées arabes se préparent à intervenir pour « jeter les Juifs à la mer... »

Depuis de nombreux mois, en effet, Jérusalem est la proie du terrorisme et de la guerre civile. Explosions et fusillades troublent le calme multimillénaire -de la Ville sainte des trois grandes religions monothéistes, où les juifs prient à l'ombre des murs du temple de Salomon, les musulmans près du rocher d'où Mahomet le Prophète s'est envolé au ciel et les chrétiens sur les lieux de la passion de Jésus-Christ. Le fossé n'a cessé de se creuser entre la communauté musulmane et la communauté juive, après des siècles de coexistence pacifique dans l'ombre des vieilles ruelles. Des deux côtés, la peur s'est installée.Tout a commencé avec les premières vagues d'immigrants juifs, au début de ce siècle : chassés hors d'Europe par une importante vague d'antisémitisme (pogroms russes ou Affaire Dreyfus en France), conquis par l'idéal sioniste, de nombreux Juifs ont acheté des terres en Palestine. Parmi eux, David Grün, un jeune Polonais qui débarque en 1906 à Jaffa. Collaborateur du premier périodique hébreu de Palestine, Ahdût (L'Unité), il signera son premier article Ben Gourion (« le Fils du lion »)

Drapeau d'Israël.

Tout ceci est en ce qui me concerne très bien représenté dans le livre de LAPIERRE é COLLINS : O JERUSALEM mis à l'écran récemment ce qui a fait, à mon goût, un excellent film

Un autre film diffusé lundi par la télévision, film que j'ai vu, revu EXODUS, tiré du livre de Léon URIS. Cet auteur avait d'ailleurs écrit aussi MILA 18, relatant la révolte du ghetto de Varsovie.

Je le recherche depuis plusieurs années, car lu à sa sortie dans une bibliothèque, je n'ai jamais pu le retrouver 

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10 mai 2008

AUJOURD'HUI 10 MAI

ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

Aujourd'hui, 10 mai, la République se souvient pour la 3eme fois des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et des abolitions. Cette date est surgie de la memoire de la resistance à l'esclavage et de l'engagement citoyen contre l'oubli.

le décret d'abolition de l'esclavage 27 avril 1848

  Par ce décret, l'esclavage est aboli. Mais V. Schoelcher fait aller les choses encore plus loin. Si un Français se rend coupable de ce crime, il perd sa qualité de citoyen (article 7). Et par l'article 6, les colonies vont pouvoir jouer le même rôle politique que n'importe quel département français 

  En 1848, le ministre de la marine et des colonies, Arago, n'envisage pas une abolition immédiate de l'esclavage. Il veut attendre que la nouvelle constitution soit votée. En attendant, il fait de vagues promesses. Victor Schoelcher va le pousser dans la voie d'une action rapide.

Schoelcher est nommé sous-secrétaire d'Etat, et en tant que président de la commission chargé de rédiger le décret, il va mener le bal et remporter la victoire.

Un poême d'Aimé CEZAIRE

Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot
?

A lire, ce magnifique livre

Nègre je suis, Nègre je resterai» - Aimé CESAIRE

Entretiens avec Françoise Vergès
(nov.2005 – éd. ALBIN MICHEL

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PARIS FAIT SA FOIRE

du 30 avril au 12 Mai à la Porte de Versailles

Chaque année, au printemps, une drôle de foire s'installe à la Porte de Versailles. Ce rendez-vous parisien est l'occasion de partir à la découverte d'objets plus ou moins nouveaux, utiles ou pratiques dont le but est de simplifier voire d'égayer le quotidien de chacun

A cette occasion, les nombreux inventeurs présentent leurs créations au Concours Lépine

Le Concours Lépine est un concours créé en 1901 par Louis Lépine, il récompensait à l'origine d'un prix de 100 Francs un petit fabricant de jouets ou de quincaillerie innovant. Il était destiné à sortir les petits fabriquants parisiens du marasme économique ambiant.

Le concours récompense aujourd'hui un inventeur original. On lui doit quelques inventions fort utiles comme : le stylo à bille, le moteur à deux temps, le fer à repasser à vapeur, l'hélice à pas variable, les verres de contact...

Aujourd'hui, le concours est ouvert à tous, à condition que le brevet soit déposé. En général, environ la moitié des inventions sont primées

Parisien de naissance, Louis Lépine débute sa carrière comme avocat, avant de travailler dans l'administration de différentes sous-préfecture. Tour à tour préfet de l'Indre, de la Loire, de la Seine-et-Oise, il est nommé Préfet de Police en 1893. Lui-même inventeur (on lui doit le rond-point giratoire, le permis de circuler et la limitation de vitesse !), il décide, en 1900, de venir en aide aux petits fabricants de jouets et d'articles de Paris découragés par la menace de la concurrence étrangère ; il met en place en 1901 un concours-exposition leur permettant de faire découvrir leur travail; se tient alors la première édition du Concours Lépine, qui s'ouvrira par la suite à de nombreux domaines

Les gagnants les plus connus du Concours
1901 : M. BLETON, Mouchoirs Hygiéniques
1907 : M. BIMM ; Aspirateur BIRUM.
1912 : Mme LABROUSSE, Appareil à laver la vaisselle
1913 : M. CHAMPEIX, Appareil récepteur de T.S.F
1919 : M. PASQUIS, Le stylo à bille
1921 : M. CARONI, Fer à repasser à vapeur
1930 : M. POULAIN, Tondeuse à gazon
1931 : M. MANTELET / MOULINEX, Moulinette presse-purée
1937 : M. HENRY, Le cœur artificiel, le poumon d'acier 1948 : M. ROUVEREAU, Verres de contacts
1956 : M. DUJARDIN, Jeu des 1000 Bornes
1957 : M. FERRAND, Bac Riviera

et j'en passe, et des meilleures

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07 mai 2008

8 MAI 1945

Le 8 mai 1945 est la date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

Je vais passer pour la vieille ringarde des blogs, j'essaie de rappeler des faits et des dates importantes............qui moi personnellement me tiennent à coeur.....................mais à vous.......... qu'en pensez-vous................

Je reste dubitative lorsque je vois le peu de gens concernés par une cérémonie commémorative, qu'elle soit du 8 Mai, du 11 Novembre, je ne parle pas bien sur de la journée de la déportation, où là il n'y a carrément pas grand monde...............

On oublie vite........et les enfants des écoles ???

Les personnes de ma génération se rappellent sans doûte que nous étions accompagnées à commémorer ces dates, et là........je suis désolée de dire que je n'en vois plus ou peu..............

Je ne veux vexer personne, mais dans la petite commune où je vivais avant dans la Nièvre (DECIZE, pour ne pas la citer) seule l'école privée déléguait des élèves, et même leur demandait de lire des textes.

Alors pourquoi ce désintéressement, peux t-on oublier et laisser nos enfants oublier ce que furent ces deux grandes guerres et la souffrance, et les morts qui s'y sont rattachés.

La liberté a un prix

Pensons et n'oublions pas ceux qui ont payé de leur vie ..........

Mais il ne faut pas oublier non plus le 8 MAI 1945 en Algérie, alors française et que l'on sait le nombre de vies africaines, algériennes, marocaines et tunisiennes données aussi pour "notre" liberté

MASSACRE DE SETIF

Cette date est aussi celle de la répression sanglante des manifestations populaires qui se sont déroulées à Setif et à Guelma (Algérie) pour réclamer l'indépendance du pays et la libération du chef du Parti populaire algérien (PPA), Messali Hadj.

Ces massacres de Sétif qui ont fait plusieurs milliers de morts (environ 75000) sont passés inaperçus dans la métropole, focalisée sur la célébration de la capitulation de l'Allemagne. Le journal communiste L'Humanité en parle pour les qualifier « d'émeutes de sympathisants nazis ».

Cet événement est commémoré chaque année en Algérie.

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02 mai 2008

DES AUTRES MOIS DE MAI

Le 2/5/1519

Le génie Léonard de Vinci meurt à Amboise. Né le 15 avril 1452 en Italie, il avait rejoint la France en 1516 en réponse à l'appel du rois François Ier. Il fut à la fois inventeur, ingénieur militaire, peintre, architecte.......un artiste dans tous les sens du terme

Le 3/5/1925

Il est difficile d'attribuer l'invention de l'avion à un seul homme. Toujours est-il que lorsque le Français Clément Ader meurt ce jour, le monde entier saluera l'un des grands hommes de l'aviation. Il avait effectué son premier vol à bord de son avion artisanal "Eole" le 9 ocotbre 1890

Le 11/5/1930

Mermoz décolle à bord de son avion et transporte pour la première fois du courrier avers l'Amérique du Sud

Le 14/5/1610

Ravaillac poignarde à mort le roi de France Henri IV à Paris

Le 15/5/1768

Gênes, qui détenait la Corse, la vend à la France

Le 14/5/1799

Naissance de l'écrivain français Honoré de Balzac. Quand il meurt à 51 ans, l'homme est usé par le train de vie qu'il a mené et par son acharnement à travailler jour et nuit. Il laisse derrière lui près de cent romans, traduits aujourd'hui dans toutes les langues

Le 19/5/1802

Napoléon Ier crée la Légion d'honneur

Le 25/5/1923

Première édition des 24 Heures du Mans. La victoire est attribuée à Lagache et Léonard à bord de leur Chenard et Walcker

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